Message du Saint père pour la XVIIème Journée Mondiale du Malades

Cette année, écrit-il, « notre attention se tourne particulièrement vers les enfants…et parmi eux, les enfants malades et tous ceux qui souffrent. De petits êtres humains portent dans leur corps les conséquences de maladies invalidantes, et d’autres luttent contre des maux aujourd’hui encore inguérissables malgré les progrès de la médecine… Des enfants sont blessés dans leur corps et dans leur âme par les conflits et les guerres, et d’autres sont des victimes innocentes de la haine d’adultes insensés. Il y a aussi les enfants des rues, privés de la chaleur d’une famille et abandonnés à eux-mêmes et des mineurs profanés par des personnes abjectes qui violent leur innocence en leur causant une blessure psychologique qui les marquera pour le restant de leur vie. N’oublions pas non plus le nombre incalculable de mineurs qui meurent de soif, de faim, faute de soins, ainsi que les petits exilés et réfugiés qui ont quitté leurs terres avec leurs parents à la recherche de meilleures conditions de vie. Pour tous ces enfants s’élève un cri silencieux de douleur qui interpelle notre conscience d’hommes et de croyants ».

« La communauté chrétienne, qui ne peut rester indifférente face à ces situations aussi dramatiques, -poursuit le texte- a le devoir d’intervenir… En conséquence, je souhaite que la Journée mondiale du malade donne aux communautés paroissiales et diocésaines l’opportunité de prendre davantage conscience d’être la famille de Dieu, et je les encourage à rendre perceptible…l’amour du Seigneur qui nous demande justement que, dans l’Eglise en tant que famille, aucun des membres ne souffre et ne se trouve dans le besoin ». Benoît XVI observe ensuite que « puisque l’enfant malade fait partie d’une famille qui partage ses souffrances souvent accompagnées d’importants inconvénients et difficultés, les communautés chrétiennes ne peuvent pas ne pas aider les cellules familiales touchées par la maladie d’un fils ou d’une fille. En suivant l’exemple du bon Samaritain, il nous faut nous pencher sur les personnes durement éprouvées et leur offrir un soutien par une réelle solidarité ».

« Le dévouement quotidien et l’engagement constant au service des enfants malades constituent un éloquent témoignage d’amour pour la vie humaine, en particulier pour la vie du plus faible et complètement dépendant des autres. Il faut affirmer avec force la dignité suprême et absolue de toute vie humaine. Les années passant, l’enseignement sans cesse proclamé par l’Eglise ne change pas: la vie humaine est belle et doit être vécue en plénitude même si elle est fragile et enveloppée du mystère de la souffrance… Jean-Paul II, qui nous a donné un brillant exemple par l’acceptation patiente de sa souffrance à la fin de sa vie, a écrit: sur la Croix se tient le Rédempteur de l’homme, l’Homme de douleur qui a assumé en lui les souffrances physiques et morales des hommes de tous les temps, afin qu’ils puissent trouver dans l’amour le sens salvifique de leurs souffrances et des réponses fondées à toutes leurs interrogations ». Enfin, Benoît XVI apporte son « encouragement aux organisations nationales et internationales qui prennent soin des enfants malades surtout dans les pays pauvres », et à tous ceux qui, « avec générosité et abnégation, offrent leur contribution pour leur assurer avec amour des soins appropriés. Une salutation toute particulière -conclut-il- à vous, chers enfants malades et qui souffrez: le Pape vous embrasse avec une affection paternelle avec vos parents et vos familles en vous assurant d’une place spéciale dans sa prière et vous invite à compter sur l’aide maternelle de la Vierge immaculée ».

Benoît XVI
7 février 2009
 

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