De Valence à Lourdes, en pèlerinage ensemble

Cinq familles migrantes ont participé au pèlerinage diocésain à Lourdes cet été. Annick Abrassart, déléguée diocésain témoigne.

Mgr Pierre-Yves Michel, évêque de Valence, avec le service des pèlerinages, a souhaité cette année associer un groupe de familles au pèlerinage diocésain à Lourdes. Très vite, il a été demandé à la Pastorale des Migrants et des Réfugiés de proposer cette démarche à des familles de réfugiés.

La proposition a été faite à trois familles irakiennes catholiques ; deux familles accueillies par un collectif paroissial à Nyons, et une famille accueillie par une association « Noun Cœur de Drôme » à Romans. Les parents, les enfants les plus jeunes (dont un bébé de 5 mois) ont donc rejoint le groupe familles. Les jeunes adultes irakiens eux, ont rejoint l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes du diocèse, auprès des malades. Cela nous semblait important qu’ils vivent ce pèlerinage avec des jeunes de leur âge.

Le groupe formé d’une cinquantaine de personnes était logé à la Cité Saint-Pierre du Secours Catholique. Un programme particulier était proposé : faire connaissance, marcher sur les pas de Bernadette, un après-midi à Bartrès auquel Mgr Michel a participé (Avons-nous mis Dieu dans la vie de nos enfants ? Pourquoi ? Comment ?). A chaque fois, c’était l’occasion de partager avec les familles irakiennes nos vécus, nos traditions. Ensemble, nous sommes allés à la messe internationale, à la messe à la Grotte, temps de prière privilégiés comme lors de la veillée quand les familles irakiennes ont dit le Notre Père en Araméen.

Comme une famille

Il ne faut pas oublier les temps conviviaux, les marches pour rejoindre le sanctuaire, les veillées animées à la guitare, les ateliers qui ont permis aux enfants de fabriquer des objets qu’ils ont eu la joie d’offrir aux malades ; les parties de foot : les jeunes irakiens sont très forts ! Au fur et à mesure, des liens se sont créés, des clichés se sont estompés. Les témoignages ont permis de réaliser la réalité du vécu de ces familles qui demandent l’asile.Tous ces événements ont été vécus « ensemble » et c’est bien ce mot qu’il faudrait retenir. Comme l’a si bien dit Raad : « On est contents d’avoir pu participer à la messe, aux activités, je sens que tout le groupe est comme ma famille ».

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