Des familles irakiennes à Ronchamp avec le diocèse de Belfort-Montbéliard

Le père Maxime Roland, délégué diocésain narre le récit de la sortie à Notre-Dame du Haut d’une quarantaine d’Irakiens, grâce au groupe local de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT), en juillet 2017.

La campagne d’année de l’ACAT est centrée sur l’accueil des migrants. Le groupe de Belfort a proposé une journée de rencontre à 42 Irakiens chrétiens de Belfort. Tous sont venus : cette journée s’est déroulée le 2 juillet. Il a fallu trouver voitures et chauffeurs car Ronchamp est à 25 km de Belfort.

Départ de Belfort à 9h, avec les adolescents, en direction de Ronchamp. Accueil par les sœurs Clarisses, et frère Fabrice, chapelain, pour un historique de la chapelle et du monastère, puis préparation liturgique. Parents et enfants ont quitté Belfort un peu plus tard. Célébration Eucharistique à 11h à la chapelle, lieu symbolique de la réconciliation France-Allemagne. Le chapelain avait demandé une participation aux chants, mais le Notre Père, prié en araméen par toutes ces voix puissantes, nous a porté vers Dieu.

Après la messe, nos accompagnateurs nous conduisent à Clairgoutte, village proche où se trouve la maison d’accueil « Le Séquoia », ancien presbytère protestant. Dans la cour une grande tente est dressée, tables et chaises pour tous. Un repas convivial préparé par les familles pour tous les participants. C’est l’occasion de déguster de délicieuses spécialités irakiennes.

L’après-midi, une balade dans les bois est animée par les jeunes. Retour à Séquoia, où deux pasteurs et un guitariste nous entraînent dans des chants bien rythmés. Cette joyeuse finale rend le retour aux voitures un peu mélancolique ! Sortir, prendre l’air, parler ensemble la langue maternelle, découvrir la région, vivre le pèlerinage, entendre l’histoire de ce lieu : Notre-Dame du Haut, une chapelle détruite en 1913 par un orage, reconstruite, bombardée en 1944 par les armées allemandes et françaises ; et la volonté du diocèse de Besançon de confier sa reconstruction, dans les années 60, à Le Corbusier, architecte suisse très connu, d’origine protestante. Site classé aujourd’hui au patrimoine de l’Unesco. C’était une super journée.

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Chronique des couloirs humanitaires

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