Le « Goum » ou l’aventure spirituelle au désert

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Ni retraite spirituelle, ni randonnée, ni trek ! Le raid « Goum » allie marche, dépouillement, méditation et vie fraternelle, le tout dans un esprit de pauvreté. La formule a été lancée en 1970 par Michel Menu, un laïc engagé dans le scoutisme. Depuis, plus de 1000 raids ont fait marcher 15.000 « Goumiers », en France comme à l’étranger.
 

Que signifie le mot « Goum » ?

On retrouve « Koum », son équivalent araméen – langue du Christ – dans la Bible. « Talitha Koum » dit Jésus (« Jeune fille, je te le dis, lève-toi ! » Mc 5, 41). Le mot exprime alors l’idée de résurrection et de liberté.
 

Que vit-on lors d’un camp « Goum » ?

Les Goums ont pour décor le « désert » : les Grands Causses, les Cévennes, la Corse en France. Certains ont lieu à l’étranger (Terre Sainte, Espagne, Italie, Bosnie, Turquie, Israël, Maroc…) Pendant une semaine, on y fait l’expérience de relations fraternelles et du service des autres, au sein d’un groupe de 15 à 20 jeunes. Les journées comprennent 6 à 8 heures de marche. Célébrée chaque jour, la messe est prolongée par des temps de méditation personnelle. Les repas sont frugaux : un bol de riz, matin et soir. On dort à la belle étoile…
 

2010 : Jubilé des 40 ans

Les 31 juillet et 1er août 2010, 400 Goumiers sont attendus au rassemblement dans les Causses de Sauveterre (Lozère). Toutes les marches de cette période convergeront vers le village de Champerboux, pour un après-midi et un dîner fraternels. Une grande veillée retracera l’histoire des raids Goum. Après une nuit à la belle étoile, une messe solennelle sur le Mont Chabrio sera célébrée par Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun et président du Conseil épiscopal pour la pastorale des enfants et des jeunes, lui-même « Goumier ».

Qui participe ?

En 40 ans, 15.000 « Goumiers », âgés de 20 à 35 ans, ont fait l’expérience du désert. Le « Lanceur » est l’organisateur du Goum. Goumier expérimenté, il guide sa « tribu » sur les chemins du désert. Chaque Goum est accompagné par un prêtre catholique, le « Padre ». Il célèbre la messe chaque jour au petit matin et offre à ceux qui le souhaitent un accompagnement spirituel. Les prêtres accompagnent un Goum à titre personnel, sur leur temps de vacances. Pas de Goum sans « Padre » !
 

Quelle spiritualité ?

Sans lien avec une communauté ou un mouvement, le Goum vit de la spiritualité du désert : « le coeur à coeur avec Dieu et la charité fraternelle vécue dans des choses très simples » selon les mots de Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, lui-même « Goumier ». Eucharistie, sacrement du pardon, prière personnelle sont au coeur de cette proposition unique qui comprend aussi une part d’ascèse (effort personnel).

« Aujourd’hui nous balançons entre l’accentuation de la responsabilité humaine et le don gratuit de Dieu, précise Mgr Rivière. Il me semble qu’il y a une manière assez juste dans un camp Goum à ne pas faire fi de l’importance de la volonté humaine et de l’effort mais sans tomber dans le volontarisme. Il n’y a pas de croissance chrétienne sans ascèse. Qu’est-ce que l’ascèse chrétienne ? Il me semble que les Goums sont dans cette bonne recherche » .
 

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