Saint Romuald (+1027)

Ce jeune homme plein d’avenir, de la noblesse de Ravenne, assiste à 20 ans au meurtre d’un de ses parents. Bouleversé, il se fait moine au monastère bénédictin de Saint-Apollinaire « in Classe ». Ne trouvant pas au monastère l’austérité parfaite que recherche sa soif d’absolu, il le quitte au bout de trois ans et se fait ermite, pérégrinant dans la lagune vénitienne. En 978, avec quelques compagnons, il part pour le monastère de Saint Michel de Cuxa, dans les Pyrénées, où il vit en ermite une dizaine d’années. Lorsqu’il décide de regagner Ravenne pour des raisons familiales, sa réputation de sainteté est si bien établie que des paysans pyrénéens tentent de l’assassiner pour garder au moins ses reliques. Romuald parcourt alors l’Italie, ramenant nombre d’ermites à une vie régulière en adaptant la règle de saint Benoît aux exigences de la vie solitaire. Sa rigueur, effrayante parfois, est à la mesure de sa soif d’absolu toujours plus délirante. Vers 1012, un grand seigneur lui fait don d’un domaine à Camaldoli, en Toscane, dont il fera le premier ermitage des Camaldules. Troublé dans sa solitude par de nombreux visiteurs, il se retire dans un monastère isolé où il mourra. Saint Pierre Damien, l’un de ses plus illustres disciples, écrira sa vie.

Romuald, mon garçon, si tu laissais faire la divine grâce en ton âme, que ne réaliserais-tu pas ! Mais tu veux agir par toi-même et tu gâtes tout !
(Vie de Romuald par Pierre Damien)

Ne pleurez pas trop ! Les larmes troublent la vue et peuvent obscurcir l’intelligence.

(Vie de Romuald)

Le saint du jour présenté aujourd'hui est l'un des saints choisi parmi ceux proposés par l'Église. Chaque jour, l'Église honore plusieurs saints et bienheureux : ceux du calendrier romain (sanctoral romain), ceux des calendriers diocésains et ceux du calendrier des églises orientales (synaxaire).