Marie

« Comme vraie ‘fille de Sion’, Marie est figure de l’Eglise, figure de l’homme croyant qui ne peut arriver au salut et à la réalisation plénière de lui-même que par le don de l’amour – par grâce ».

Joseph Ratzinger in Foi chrétienne

« C’est un fait assez paradoxal. Le culte de la Vierge est un sujet de division, non seulement entre les confessions chrétiennes, mais entre les catholiques eux-mêmes. Les uns pensent qu’à l’égard de Marie, on n’en fait et on n’en dit jamais trop. Les autres ont plutôt tendance à garder une certaine réserve, voire à justifier aux nom de la foi la distance qu’ils prennent à l’égard de certaines dévotions mariales qu’ils soupçonnent de nourrir une piété plus sentimentale que réfléchie ».

« C’est en prenant ses appuis sur l’Ecriture et sur la plus ancienne Tradition de l’Eglise, celle de l’Orient comme celle de l’Occident chrétien, que le Catéchisme de l’Eglise Catholique formule les enseignements qui fondent le culte marial. Après avoir évoqué les différentes formes qu’il revêt dans l’Eglise, il les fonde sur le rôle que tient la Vierge dans l’économie globale du salut telle que la Révélation l’a fait connaître. Au-delà des interprétations divergentes, il est incontestable que Marie occupe une place privilégiée dans l’accomplissement rédempteur et la communion des saints ».

« A la suite du concile Vatican II qui a présenté la vie de la Vierge comme ‘un pèlerinage dans la foi’ (CEC 165), le Catéchisme de l’Eglise Catholique évoque d’abord ce qui donne à Marie de Nazareth sa place privilégié dans l’univers des créatures : ‘son adhésion entière à la volonté du Père, à l’œuvre rédemptrice de son Fils, à toute motion de l’Esprit-Saint’ (CEC 967). Elle est ainsi pour l’Eglise le modèle de la foi et de la charité ; elle constitue ‘la réalisation exemplaire’, le type même de l’Eglise (ibid.)».

« Nombreuses sont les références à la vie de Marie qui mettent en évidence sa foi absolue dans la Parole de Dieu : elle est ‘celle qui a cru’ (Evangile selon St Luc 1,45) à la parole de l’Ange de l’Incarnation (CEC 148, 273, 484, 494, 506) ; elle est celle qui demeurant vierge dans la foi, accepte la promesse de la maternité (CEC 506) ; elle est celle dont la foi ‘jusqu’à la dernière épreuve, n’a pas vacillé’ (CEC 149) ».

« La prière de Marie est tout entière inspirée par sa foi. Elle s’exprime dans le Magnificat comme une louange (CEC 722, 2097, 2619) […] ».

« C’est la fidélité absolu de Marie à la Parole qui fait dire à St Augustin qu’elle est ‘bienheureuse plus encore parce qu’elle a reçu la foi que parce qu’elle a conçu la chair du Christ (CEC 506) ».

« Comblée de grâce », Marie est sainte, d’une sainteté qui l’a préservée du péché (CEC 411) et qui, toute sa vie, a grandi en elle par sa docilité à l’Esprit-Saint (CEC 722 s.) Elle mérite le beau titre de Panaghia, la Toute Sainte, selon la pure tradition des Eglises orientales (CEC 493).

« Ainsi est-elle le modèle achevé de ce que tout baptisé est appelé à devenir (CEC 829,2030). Elle consomme en elle cette beauté de la sainteté que l’Eglise doit rayonner à la fin des temps (CEC 773,792). Le Catéchisme de l’Eglise Catholique la désigne, après le Concile, comme ‘ l’icône eschatologique de l’Eglise’ » (ibid.) ».

CEC = Catéchisme de l’Église Catholique

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