Exorcisme

Accueil, écoute et discernement

Exorcisme

L’exorciste a pour mission d’accueillir des personnes en souffrance qui se pensent victimes de maléfices ou se sentent sous l’emprise du diable, il les écoute et discerne avec elles l’origine de leur mal-être, prie avec elles et sur elles et en cas de possession célèbre un exorcisme.

Une charte a été établie pour définir cette mission et le Bureau National des exorcistes est là pour faire le lien entre ceux-ci.

l'exorcisme en questions

Comment en arrive-t-on à avoir des « démêlés » avec le diable ? Comment en arrive-t-on à devoir affronter le diable ?

Beaucoup de personnes qui viennent voir l’exorciste ont grandi dans des familles marquées par de graves blessures psychologiques, par des péchés graves, par des pratiques nocives qui peuvent constituer autant de portes d’entrée pour le diable. D’ autres ont été confrontées à la sorcellerie, à la magie noire, ou différentes pratiques occultes ; d’autres se pensent victimes de sorts.

Quelles sont les actions qui favorisent l’action du diable ?

  • le spiritisme : on commence à invoquer les esprits pour s’amuser, on cherche par exemple à faire tourner les tables, l’un des participants proclame être Satan ou entrer en contact avec les morts.
  • La consultation de personnes ayants des pratiques occultes et néfastes.
  • Les addictions aux drogues, à l’alcool, au sexe, à la pornographie
  • Les détournements dans la pratique de certaines médecines parallèles
  • La magie noire

Qu’est-ce que le satanisme ?

Le satanisme est définit par le rapport à Satan. Il en fait le centre de la vie et de l’explication du monde. Il peut prendre différentes formes d’expressions (religieuses, sociétales, spirituelles, culturelles,…).

Aujourd’hui le satanisme profite plus particulièrement du vide spirituel et du manque de repères. Il peut traduire une révolte contre toute forme de sociétés et institutions.

Esprits et démons envahissent certains domaines de notre culture contemporaine.

Qu’évoque-t-on quand on parle du diable ?

C’est un ange créé bon par nature qui a refusé la bonté de Dieu et s’est révolté contre lui, se rendant de lui-même mauvais. L’Apocalypse nous apprend que les démons ont été chassés  à jamais du paradis.

Le diable selon l’Ecriture est le prince du mensonge, le prince des ténèbres, celui qui divise, qui se jette en travers, qui accuse, qui calomnie, qui médit. La foi chrétienne en affirmant l’existence du diable confesse que le Christ l’a vaincu par le don de sa vie et de son amour dans la Pâque (sa mort sur la Croix et sa résurrection).

Quel est le mode « ordinaire » de nuisance du démon ?

Faire entrer en tentation.
Conduire à la tristesse et à la désespérance.
Ôter la paix.
Diviser et obscurcir les consciences.

Quelle est la différence entre infestation et possession diabolique ?

Dans le cas d’une infestation, Satan peut se saisir de l’imagination et de la mémoire d’un corps, et altérer la volonté (mais pas l’âme qui appartient toujours à Dieu, l’homme gardant sa liberté). Quand le diable agit, il provoque une atteinte psychique : l’écoute, le dialogue et la prière permettent de démêler ces troubles.

Dans la possession diabolique, le possédé ne domine plus rien, le mal agit alors sans le consentement de la personne.

Comment devient-on exorciste ?

L’exorcisme fait partie du ministère de l’évêque. De manière habituelle, il délègue cette mission à un prêtre qu’il nomme exorciste pour un temps donné. L’exorciste ne peut agir que dans son diocèse sauf dérogation spéciale au cas par cas. Il reçoit de son évêque le Rituel officiel de l’exorcisme qu’il doit respecter de façon très précise. Le livre est attaché à la fonction et l’exorciste doit le rendre à l’évêque à la fin de sa mission. Les exorcistes rendent compte régulièrement de leur mission à leur évêque et suivent des sessions de formation. Ils participent à la Session Nationale des exorcistes qui se tient tous les deux ans, organisée par le Bureau National.

Favoriser l’écoute et la prière

On peut prier chez soi, dans un lieu d’Église, un monastère, une communauté.

Quelle que soit la taille du lieu, il s’agit de créer un espace favorable au recueillement, pour y trouver la discrétion et le calme nécessaires.

Une croix, un chapelet, une Bible ou un livre des Évangiles pourront marquer ce lieu en l’orientant vers la présence du Seigneur. Ces objets relient en même temps à la foi et à la prière de toute l’Église.

Prier Dieu, c’est aussi se mettre à son écoute, l’accueillir avec confiance. On se tiendra si possible quelques instants assis, ou à genoux, en silence, dans une attitude confiante ; faire un beau signe de croix, en se rappelant que nous avons été baptisés ; puis, murmurer le nom de Jésus : ce nom qui signifie « Dieu sauve » est signe de confiance ; le dire à plusieurs reprises pour aider à fixer notre regard sur le Christ, à nous remettre en sa présence. On peut aussi réciter le Notre Père, lentement, en se rappelant que c’est la prière que Jésus a donnée à ses disciples. Ainsi pouvons-nous entrer dans sa prière.

  • Congrégation pour la doctrine de la foi :

– « Instruction sur les prières pour obtenir de Dieu la guérison » (14-09-2000), La Documentation catholique, n° 2238, 17 décembre 2000, p. 1061-1066. Voir aussi www.vatican.va/…/congregations.cfaith.documents/

– « Lettre aux Ordinaires au sujet des normes sur l’exorcisme » (29-09-1985), La Documentation Catholique, n°  1912, 16 février1986, p. 197. Voir aussi  www.vatican.va

  • Commission Doctrinale de la Conférence des évêques de France : 

– Note n° 13 du 23 novembre 2014: « À propos du diable et de son pouvoir » ;

– Note n° 7 du 27 décembre 2006 : « Sur la guérison des racines familiales par l’Eucharistie ».

  • Service national de pastorale liturgique et sacramentelle

– L’exorcisme dans l’Église catholique, Paris, Mame-Desclée, 2006 (avec bibliographie) ;

Délivre-nous du Mal. Prières de supplications (Extraits du Rituel de l’exorcisme et de la Tradition chrétienne), Paris, Mame, 2017.

En vidéo

Selon le Catéchisme, on parle d’exorcisme « quand l’Eglise demande publiquement et avec autorité, au nom de Jésus-Christ, qu’une personne ou un objet soit protégé contre l’emprise du Malin ». Les mots sont simples, ses modalités clairement définies. Alors pourquoi tant de fantasmes ? Le Père Maxime d’Arbaumont, ancien prêtre exorciste pour la zone apostolique de Paris, et Catherine Métral, mère de famille et bénévole écoutante, répondent aux questions de la chaîne KTO.

Avertissement

Des personnes non mandatées par l’Eglise catholique romaine se présentent soit comme évêques, monseigneurs ou prêtres exorcistes ; elles ne sont pas inscrites aux Ordos diocésains (annuaires ecclésiastiques qui peuvent être consultés auprès des paroisses ou des évêchés).
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