« Après Facebook, retour au bon vieux site internet » : témoignage du P. de Raucourt
« J'ai créé un profil sur Facebook il y a plus de deux ans. Au départ, je pensais en faire une sorte de « place du village » de l'aumônerie. Ca n'a pas été possible. Notamment parce que je ne pouvais pas toucher tout mon public par ce biais-là. Je suis revenu à l'ancienne formule : le bon vieux site internet. J'ai créé un site accessible à tous. Pas besoin d'appartenir à un réseau pour trouver les informations de la paroisse. Facebook a un côté élitiste qui exclue ceux qui n'y sont pas.
Au départ, je gérai mes contacts sur Facebook de manière assez restrictive. Et puis, il y a eu un effet de contagion. J'ai fait le choix de m'ouvrir et d'accepter également des contacts avec des jeunes que je ne connaissais pas directement, dans la mesure où je voyais d'où ils venaient. En général, des « amis » d' « amis ». J'ai joué la carte de l'ouverture. Le terme d' « amis », à ce propos, ne veut rien dire : ceux qui me demandent de les accepter dans mes contacts ne se présentent jamais.
Nous discutons souvent de Facebook dans les groupes d'aumônerie, ou bien avec les jeunes dont j'ai la charge, au lycée. Je ne pensais pas que ça avait autant d'importance pour les jeunes aujourd'hui. Ce qui me gène, c'est ce mouvement général où l'on exhibe sa vie en permanence.
Facebook, j'en reviens. Outre la question d'une intimité souvent mal gérée, le réseau en ligne encourage une curiosité qui n'est pas saine. Personne ne maîtrise vraiment ce qu'il communique. De plus, je trouve Facebook complètement inadapté pour le fonctionnement pratique d'un groupe d'aumônerie. Nous avons d'autres ressources techniques bien plus performantes pour échanger des documents, créer des listes d'envois, etc. »
Au départ, je gérai mes contacts sur Facebook de manière assez restrictive. Et puis, il y a eu un effet de contagion. J'ai fait le choix de m'ouvrir et d'accepter également des contacts avec des jeunes que je ne connaissais pas directement, dans la mesure où je voyais d'où ils venaient. En général, des « amis » d' « amis ». J'ai joué la carte de l'ouverture. Le terme d' « amis », à ce propos, ne veut rien dire : ceux qui me demandent de les accepter dans mes contacts ne se présentent jamais.
Nous discutons souvent de Facebook dans les groupes d'aumônerie, ou bien avec les jeunes dont j'ai la charge, au lycée. Je ne pensais pas que ça avait autant d'importance pour les jeunes aujourd'hui. Ce qui me gène, c'est ce mouvement général où l'on exhibe sa vie en permanence.
Facebook, j'en reviens. Outre la question d'une intimité souvent mal gérée, le réseau en ligne encourage une curiosité qui n'est pas saine. Personne ne maîtrise vraiment ce qu'il communique. De plus, je trouve Facebook complètement inadapté pour le fonctionnement pratique d'un groupe d'aumônerie. Nous avons d'autres ressources techniques bien plus performantes pour échanger des documents, créer des listes d'envois, etc. »
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