En France, la Vigne de Rachel porte aussi du fruit
« La Vigne de Rachel » est un week-end pour vivre son chagrin après un avortement ou une fausse couche. La session de guérison initiée par Theresa Burke (au centre sur la photo) aux Etats-Unis est désormais proposée en France par l'association Mère de Miséricorde.
« Ecoutez : on entend une plainte à Rama, des pleurs amers. C'est Rachel qui pleure ses enfants ; elle ne veut pas être consolée de les avoirs perdus » (Jérémie 31, 15). Comment consoler Rachel et lui redonner confiance en la vie ?
Jeune étudiante en psychologie, Theresa Burke anime un groupe de parole pour des personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire. Mais l'Américaine se heurte au tabou de l'avortement. Elle décide alors de créer un groupe de guérison pour les femmes ayant avorté. C'était il y a 25 ans. Le groupe n'a pas désempli depuis.
Avec « la Vigne de Rachel » (Rachel's Vineyard), Theresa Burke a construit des sessions qui prennent en compte les dimensions émotionnelles, psychologiques et spirituelles liées au traumatisme de l'avortement. Car, explique-t-elle, alors qu'une grossesse est suivie et donne neuf mois pour se préparer à devenir parent, l'avortement est presque immédiat et se vit pratiquement sans accompagnement.
D'une voix douce et bienveillante, cette mère de 5 enfants énumère quelques-uns des comportements liés à cet acte : anxiété, alcoolisme, difficulté d'attachement à l'enfant, avortements à répétition. « En psychologie, la répétition est le signe d'un traumatisme » remarque-t-elle.
Pas moins de 35 études sont en cours dans le monde sur les effets de l'avortement. Experte auprès de l'Académie pontificale pour la Vie, Theresa Burke affirme que 85% des femmes présentent des troubles. Les conclusions de son travail pour le Vatican seront publiées prochainement.
Jeune étudiante en psychologie, Theresa Burke anime un groupe de parole pour des personnes souffrant de troubles du comportement alimentaire. Mais l'Américaine se heurte au tabou de l'avortement. Elle décide alors de créer un groupe de guérison pour les femmes ayant avorté. C'était il y a 25 ans. Le groupe n'a pas désempli depuis.
Avec « la Vigne de Rachel » (Rachel's Vineyard), Theresa Burke a construit des sessions qui prennent en compte les dimensions émotionnelles, psychologiques et spirituelles liées au traumatisme de l'avortement. Car, explique-t-elle, alors qu'une grossesse est suivie et donne neuf mois pour se préparer à devenir parent, l'avortement est presque immédiat et se vit pratiquement sans accompagnement.
D'une voix douce et bienveillante, cette mère de 5 enfants énumère quelques-uns des comportements liés à cet acte : anxiété, alcoolisme, difficulté d'attachement à l'enfant, avortements à répétition. « En psychologie, la répétition est le signe d'un traumatisme » remarque-t-elle.
Pas moins de 35 études sont en cours dans le monde sur les effets de l'avortement. Experte auprès de l'Académie pontificale pour la Vie, Theresa Burke affirme que 85% des femmes présentent des troubles. Les conclusions de son travail pour le Vatican seront publiées prochainement.
Une démarche implantée dans 35 pays
Responsable national de l'association Mère de Miséricorde avec son épouse Sabine, Jean-Marc Poujade dénonce « un silence imposé aux femmes ». Peu ou pas formés, les psychologues évacuent rapidement la question de l'avortement... lorsque leurs patientes ont le courage de l'évoquer.
En France, Mère de Miséricorde anime déjà les sessions « Stabat » (sessions d'Accompagnement des Blessures de l'Avortement et de ses Traumatismes), sur 5 jours. Après avoir expérimenté un week-end avec « la Vigne de Rachel », début 2011, les deux responsables ont été confortés par « une communion entre les démarches ». Ils ont donc décidé d'intégrer la proposition américaine dans leur calendrier.
Celle-ci est caractérisée par un travail en groupe de 10 à 15 personnes, chrétiennes ou non, avec deux animateurs et un prêtre. Il n'y a pas d'accompagnement individuel (sauf s'il est demandé) car c'est la parole collective qui est centrale. Le week-end de 3 jours s'articule autour de lectures de l'Evangile (via une méditation écrite), dans une démarche proche de la « lectio divina ». Des « rituels » permettent d'incarner la démarche. Ainsi à la fin du parcours, l'enfant non-né, symbolisé par une poupée, est déposé au pied de l'autel, « auprès de Dieu ». Un certificat est remis. A travers ces gestes - qui découlent du chemin parcouru tout au long de la session - « une ouverture à une autre vie » est possible. Parfois même, « un retour à la foi ». Une rédemption.
En France, Mère de Miséricorde anime déjà les sessions « Stabat » (sessions d'Accompagnement des Blessures de l'Avortement et de ses Traumatismes), sur 5 jours. Après avoir expérimenté un week-end avec « la Vigne de Rachel », début 2011, les deux responsables ont été confortés par « une communion entre les démarches ». Ils ont donc décidé d'intégrer la proposition américaine dans leur calendrier.
Celle-ci est caractérisée par un travail en groupe de 10 à 15 personnes, chrétiennes ou non, avec deux animateurs et un prêtre. Il n'y a pas d'accompagnement individuel (sauf s'il est demandé) car c'est la parole collective qui est centrale. Le week-end de 3 jours s'articule autour de lectures de l'Evangile (via une méditation écrite), dans une démarche proche de la « lectio divina ». Des « rituels » permettent d'incarner la démarche. Ainsi à la fin du parcours, l'enfant non-né, symbolisé par une poupée, est déposé au pied de l'autel, « auprès de Dieu ». Un certificat est remis. A travers ces gestes - qui découlent du chemin parcouru tout au long de la session - « une ouverture à une autre vie » est possible. Parfois même, « un retour à la foi ». Une rédemption.
Un cabinet à Paris pour la rentrée 2011
Mère de Miséricorde soutient les femmes depuis 1981 : écoute téléphonique, sessions « Stabat », forum en ligne, information auprès des jeunes... Après avoir testé et approuvé le week-end de « La Vigne de Rachel », l'association planche sur l'ouverture d'un cabinet thérapeutique à Paris en septembre 2011. « Notamment parce que les femmes ne souhaitent pas retourner à l'hôpital où elles ont avorté pour en parler » constate Jean-Marc Poujade.
Mère de Miséricorde soutient les femmes depuis 1981 : écoute téléphonique, sessions « Stabat », forum en ligne, information auprès des jeunes... Après avoir testé et approuvé le week-end de « La Vigne de Rachel », l'association planche sur l'ouverture d'un cabinet thérapeutique à Paris en septembre 2011. « Notamment parce que les femmes ne souhaitent pas retourner à l'hôpital où elles ont avorté pour en parler » constate Jean-Marc Poujade.












