Sainte Thérèse de la Sainte Face et de l’Enfant Jésus (1873-1897)

Dans le cœur de l’Eglise ma mère, je serai l’amour

affiche Semaine Thérésienne 2008

La petite Thérèse est Docteur de l’Eglise, patronne des missions et co-patronne de la France. Elle a été canonisée par Pie XI en 1925.

Curieuse petite sainte qui, à plus d’un siècle de distance, continue de drainer des foules. On la suit à la trace, loin de ses terres d’origines. Tantôt, elle est en mission, sur les terres des Amériques, tantôt la voilà dans les savanes africaines. Ses reliques sont l’occasion de grands rassemblements, de moments d’intense piété. Son « Histoire d’une âme », qui quelques années après sa mort se répandait comme traînée de poudre, continue, loin des battages médiatiques, sous un autre titre, de semer sa bonne nouvelle. Les cœurs de pauvres l’ont depuis longtemps choisie comme l’amie toute proche. L’Eglise, dans sa sagesse, a même désigné cette toute jeune femme, bien mal scolarisée, comme Docteur de l’Eglise. Son message est ainsi proposé comme un chemin très sûr pour ceux qui veulent avancer à la suite de Jésus et vivre une belle communion avec Lui.

Pour tenter d’expliquer cet engouement que suscite Thérèse, ces mots résument le mieux son parcours : « Dans le cœur de l’Eglise ma mère, je serai l’amour. » Quand elle écrit son autobiographie, elle fait mémoire de sa petite enfance. Sa mère est encore près d’elle, elle n’a pas encore quatre ans, elle exprime son bonheur d’être enveloppée par l’amour dans son cadre familial, et de pouvoir y répondre, son cœur étant pleinement accordé à l’amour.

Deux autres mots viendront lui permettre de traduire cette expression au cœur de sa vie, les grandes déchirures qu’elle va vivre étant chemin de purification pour elle. Un événement « de rien » va la conduire à quitter son enfance. Un soir de Noël, alors qu’elle n’a que treize ans, elle découvre soudain qu’il lui faut tout attendre de Dieu, elle se jette en Lui avec la confiance la plus grande. Alors que tout gravitait autour d’elle, elle découvre le chemin de l’humilité et avec bonheur ne pense plus qu’à Celui, seul qui peut combler les attentes de nos cœurs. Dans le même temps ses capacités d’amour peuvent se dilater à l’extrême, aux dimensions de monde. Si elle s’enferme à quinze ans au Carmel, sa vie est ouverte à la mission universelle de l’Eglise.

Dès lors, chacun peut approfondir ces divers aspects, pour les harmoniser dans le fil de sa vie. Aimer, c’est ma vocation première de chrétien, et en même temps ma joie, puisque jusque dans les choses les plus simples, je puis remettre de la beauté. Je puis m’y essayer dans la conscience profonde de mes limites et en lien étroit avec Celui qui en est la source. Chacun de nos pas de pauvres sera l’occasion d’exprimer ma confiance en ce Père qui veut être ma force et mon soutien. Et ainsi, s’élargissent les horizons étroits de mon quotidien, tout ce qui se fait en communion d’amour avec le Christ est appelé à porter le fruit qui demeure.

Oui, à la suite de Thérèse, « Vivre d’amour » est un défi pour chacun, un défi pour notre monde, un défi pour aujourd’hui !

Père Louis Cesbron

Chapelain du Sanctuaire parisien

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