Sainte Thérèse d’Avila (1515 – 1582)

Teresa de Cepeda y Alumada (1515 – 1582), fille d’un gentilhomme d’Avila, entre à 20 ans au Carmel de sa ville.
La règle y est alors pratiquée de façon mitigée. Longtemps, elle s’en satisfait. Mais en 1555, en contemplant le Christ en croix et en lisant les Confessions de Saint Augustin, elle décide de vivre pleinement sa vocation carmélite.
A partir de 1557, elle approfondit son chemin mystique qui lui fait contempler l’humanité du Christ. Aidée par ses directeurs spirituels, elle devient familière de l’oraison. La nécessité d’un retour du Carmel à sa règle primitive s’impose alors à elle. Aussi, Thérèse décide de fonder, à Avila même, un nouveau monastère de stricte observance. Le désir de dépouillement des religieuses y est symbolisé par la suppression des chaussures.
En 1567, elle persuade un jeune Carme, le futur Saint Jean de la Croix, lui aussi déçu par son ordre, d’engager une même réforme. Les couvents de Carmes et Carmélites Déchaux (sans chaussures) se multiplient. Malgré des oppositions, la réforme rencontre un grand succès. Cette intense activité de fondations va de pair avec la vie spirituelle la plus intériorisée. On en trouve l’expression dans ses œuvres écrites, conçues comme une pédagogie de la prière et de la vie chrétienne, et figurant parmi des chefs d’œuvres de la langue castillane. Les plus connues sont Le Livre de ma vie (autobiographie), Le chemin de la perfection, et surtout Le Château intérieur. Elle est la première femme à recevoir le titre de Docteur de l’Église en 1970.
Source : Dictionnaire Théo, p. 117

Le Mont-Carmel, près de Haïffa (Israël), a donné son nom à la famille religieuse des Carmes et des Carmélites. Au XII° siècle, saint Berthold et d’autres pèlerins venus en Terre sainte, s’installent en ermites dans des grottes du Mont-Carmel, comme l’avait fait le prophète Elie.
En 1209, la règle primitive prescrit la pauvreté la plus grande, la solitude et le régime végétarien. La conquête musulmane chasse ces ermites de Terre sainte vers l’Europe au XIII° siècle. En pleine Réforme catholique, Thérèse d’Avila et Jean de la Croix entreprennent de faire revenir l’ordre à la pauvreté et à une stricte vie contemplative.

Solitude Contemplation Feu :
3 maîtres-mots de la spiritualité carmélitaine.
La prière à l’école de Thérèse d’Avila est celle d’un pauvre devant la richesse de Dieu. « L’oraison ne consiste pas à beaucoup prier mais à beaucoup aimer. » (Jean de la Croix). Tout se passe dans une expérience d’union intime avec le Christ qui conduit au Père. Pour qu’elle soit possible, il faut accepter de partir comme Elie au Carmel, de passer par le désert, d’entrer dans le silence : là le priant se rend disponible à « Dieu seul »… et peut se laisser envahir par lui.

Thérèse fut béatifiée en 1614 par Paul V, et canonisée par Grégoire XV le 12 mars 1622

Elle a fait partie des saints patrons des JMJ de Madrid en 2011.

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