Eclairage sur la pénitence et la réconciliation
L’annonce de la Pâque du Christ, l’appel à la conversion et l’offre du pardon dans la démarche sacramentelle qui réconcilie, tel est le cœur de la mission de l’Église. L’Église est le premier sacrement de la réconciliation.
La parole de Dieu
« Au commencement était le Verbe. » (Jean 1, 1) Au commencement est la Parole. Nous pourrions voir le rôle de la parole du prophète Nathan dans la conversion du roi David (2 Samuel 12). Nous voyons le rôle de la parole de Pierre dans les premières conversions de la Pentecôte. Il en est, il en sera toujours ainsi dans l’Église. »
L’expérience humaine peut faire prendre conscience qu’il y a un Dieu créateur, mais c’est la parole de Dieu qui nous révèle qui est le Dieu de Jésus Christ et ce qu’il a fait et fait encore pour la réconciliation des hommes avec lui.
L’expérience humaine nous apprend le mal, mais pas le péché. C’est la parole de Dieu qui nous révèle le péché comme rupture d’Alliance, comme défiguration de l’image de l’homme tel que Dieu le veut, et comme atteinte et offense à Dieu.
L’expérience humaine peut nous faire saisir la nécessité de la réconciliation et de la paix, mais c’est la parole de Dieu qui nous révèle que, s’il y a réconciliation, c’est que nous sommes pécheurs et que nous avons besoin d’être pardonnés.
La conversion du coeur
La conversion engage la pénitence, qui en est la réalisation en actes : tel changement, tel arrêt de ceci, ou telle mise en route de cela, selon ce qu’était « ma vie » avant ; mais aussi la prière, le jeûne et le partage.
La conversion est bien le fait de celui qui se convertit, mais elle est le fruit du travail de l’Esprit Saint en lui, par la Parole.
Source : Claude Duchesneau – Article extrait de la revue Célébrer n° 286



