La pénitence et la réconciliation

Recevoir le pardon de JésusCe sacrement est le signe de l´amour infini de Dieu. Le pardon de Dieu est toujours possible, si nous faisons une démarche vraiment sincère. En se reconnaissant pécheur, nous croyons que l´Amour infini de Dieu est toujours le plus fort. Le dialogue avec un prêtre est le signe efficace de la réconciliation avec Dieu et avec nos frères.

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    Qu’est-ce que le sacrement de pénitence et de réconciliation ?

    Ce sacrement est le signe de l´amour infini de Dieu. Le pardon de Dieu est toujours possible, si nous faisons une démarche vraiment sincère. En se reconnaissant pécheur, nous croyons que l´Amour infini de Dieu est toujours le plus fort.

  • Paray le Monial avec la Communauté de l'Emmanuel - confession et geste de réconciliation

    Quelle différence entre confession, réconciliation et pénitence ?

    La confession est le nom traditionnel désignant autrefois l´ensemble du sacrement de pénitence et de réconciliation. En fait, la confession n´est qu´une partie du sacrement. Elle est cette reconnaissance de l’amour fidèle de Dieu et de la rupture d’alliance que notre attitude a occasionnée.

  • Vidéo La réconciliation

    Pourquoi se confesser à un prêtre et pas directement à Dieu ?

    C’est Jésus qui dit à ses apôtres : « Ceux à qui vous pardonnerez leurs péchés seront pardonnés ; ceux à qui vous ne les pardonnerez pas ne seront pas pardonnés » (Jn, XX, 19-23). Les apôtres et leurs successeurs – les évêques et les prêtres, leurs collaborateurs – deviennent des instruments de la miséricorde divine.

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    Pourquoi me confesser : je n’ai rien à dire / je dis toujours la même chose ?

    On est parfois découragé de se confesser en pensant que l’on recommencera les mêmes péchés. Il est certain que la confession ne nous transforme pas complètement. Mais le sacrement du pardon nous met dans l’humilité devant Dieu qui nous aime malgré notre faiblesse et cette rencontre est essentielle.

  • En prière avec une Bible

    Comment se préparer à recevoir ce sacrement ?

    Se préparer au sacrement de pénitence et de réconciliation cela signifie se placer déjà sous le regard d’amour de Dieu, en choisissant un passage de la Parole de Dieu pour y discerner son appel.

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    Comment se confesser ?

    Il s’agit d’abord de se mettre en vérité face à Dieu et de lui demander de nous montrer ce qui fait obstacle à l’amour en nous puis de rencontrer un prêtre.

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    Quand se confesser ?

    L’Eglise demande aux chrétiens de se confesser au moins une fois par an avant Pâques. On peut le faire régulièrement, avant chaque grande fête par exemple.

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    Qu’est-ce que le péché ?

    Le péché est une offense faite à Dieu : « Contre toi, toi seul, j’ai péché. Ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait » (Ps 51, 6). Le péché se dresse contre l’amour de Dieu pour nous, et en détourne nos cœurs.

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    Contrition, absolution, de quoi parlons-nous ?

    La contrition désigne l’attitude de la personne qui reconnaît avoir mal agi, regrette d’avoir blessé l’amour des autres et de Dieu. Cette attitude conduit à vouloir changer sa manière de penser et de vivre, et à réparer les dommages causés aux autres et à soi-même.

Eclairage du P.Emmanuel Coquet, secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France

Mgr Lustiger aimait à dire au début de la messe : « Demandons la grâce de nous reconnaître pécheurs». Reconnaître nos manques d’amour, de charité, notre péché, ce mal que l’on est capable de faire en conscience, c’est une grâce venue de Dieu pour nous ramener vers Lui. Pour reconnaître notre manque d’amour, encore faut-il pouvoir connaître ce qu’est l’Amour. A quoi reconnait-on l’Amour ? St Jean répond « Ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Dieu qui nous a aimés et il a envoyé son Fils en sacrifice de pardon pour nos péchés » 1Jn4, 10

 

Reconnaître l’amour infini de Dieu

La grâce est première. Il nous faut donc connaître, reconnaître d’abord l’Amour de Dieu pour nous, afin de pouvoir voir, reconnaître vraiment notre péché face à cette Bonté infinie.

C’est pourquoi le Rituel du Sacrement de la Réconciliation recommande de choisir un passage de l’Evangile pour nous aider à préparer notre confession : confesser l’Amour de Dieu, lui rendre grâce pour tous ses bienfaits avant de confesser mon péché. Ce n’est qu’à la lumière de sa Bonté dans ma vie quotidienne et par sa Révélation, sa Parole, que je peux connaître Dieu, son Amour, sa Miséricorde, et donc, en même temps, mes manques. Sans cette connaissance de l’Amour infini de Dieu, qui est premier, il pourrait y avoir le risque d’une introspection malsaine, ou bien au contraire d’une conversion qu’on croirait pouvoir réussir à la force du poignet.

« Dieu est lumière, il n’y a pas de ténèbres en Lui. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes et la vérité n’est pas en nous. Si nous reconnaissons notre péché, lui qui est fidèle et juste va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice. » 1 Jn 5

Se laisser éclairer par l’Esprit Saint

Recevoir le sacrement de la Réconciliation, et aussi s’y préparer, permet de nous laisser éclairer par l’Esprit Saint, de laisser revenir la Lumière et la Vérité jusqu’au plus profond, au plus intime de nos pensées, permettre à Dieu de les purifier et de nous restaurer à son Image. « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et paix s’embrassent » Ps 84.

« Dieu est infiniment bon et toutes ses œuvres sont bonne (Catéchisme de l’Eglise catholique 385). Notre société a perdu le sens du péché parce qu’elle a perdu le sens de la Miséricorde ! Elle ne connaît pas l’Amour de Dieu, elle ne sait pas que « La bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres » Ps 144. C’est pourquoi nous sommes blessés, méfiants, jaloux, nous cédons à l’esprit de convoitise… Or il n’y a pas de calcul en Dieu, la stratégie est un fonctionnement à l’opposé de Dieu, il y a une forme de folie, de disproportion de l’Amour de Dieu qui ne sait pas compter ! Il est dit de La Sagesse, lorsqu’Elle a présidé à la Création du monde, qu’Elle joue, qu’Elle s’amuse en créant, comme une danse, expression poétique de la gratuité, de la surabondance du Don de Dieu…Innocence, joie, esprit d’enfance… Contempler cela, permet de nous resituer par rapport à Dieu, de nous émerveiller : « la grâce est première ».

« Si quelqu’un dit ‘j’aime Dieu’ alors qu’il a de la haine contre son frère, c’est un menteur » 1Jn4, 19.

Dieu se donne à aimer à travers nos frères, les relations blessées avec eux sont autant d’appel à notre propre conversion. Le mot « haine » ici est fort, mais, pour nous, ce peut être l’amertume, la rancœur, la jalousie, qui peuvent parfois s’installer et saper nos relations avec les autres, directement ou insidieusement, et nous empêcher de connaître et demeurer dans cette Joie profonde promise par le Christ (Jn 15), nous empêcher de La laisser se communiquer. St Ignace de Loyola recommande de toujours prêter une bonne intention à notre prochain.

La pensée de Dieu est Bonne. En Genèse 2 et 3, il est très intéressant de voir comment le serpent réussi à faire tomber Eve : Il introduit d’abord le soupçon sur l’intention de Dieu en biaisant sa Parole « alors Dieu vous a vraiment dit, vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin ? » puis ensuite il lui prête une mauvaise intention, éveillant la convoitise d’Eve : « pas du tout ! vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal »  L’erreur d’Eve est de l’écouter et d’accorder du crédit à cette fausse image de Dieu qui voudrait exercer un pouvoir sur nous alors que son désir est d’épanouir notre liberté.

Après la chute vient la peur, conséquence de la méfiance à l’égard de Dieu. Nous faisons aussi cette expérience avec nos proches et avec Dieu, comme Adam et Eve dans le jardin, on n’a plus confiance en Lui, en son Amour qui n’est que Bonté, on a peur de son jugement, on prête de mauvaises intentions à ceux qui nous blessent, cela fausse les relations, crée amertume et jalousies, blessures, ruptures… Lorsque Dieu se promène ensuite tranquillement comme à son habitude dans le jardin, Adam lui se cache… Nous aussi nous nous cachons, de Dieu, de nos frères, nous nous cachons à nous-mêmes…

Au fond c’est cela notre péché : « le péché c’est ce qui nous sépare de Dieu », ce qui nous fait perdre la joie de la confiance filiale.

Y a-t-il un Dieu comme toi ?
Tu supportes la faute,
tu pardonnes la révolte,
tu ne t’obstines pas dans la colère,
tu prends plaisir à faire grâce.

De nouveau tu nous montres ta tendresse,
tu triomphes de nos torts,
tu jettes nos fautes au fond de la mer !

Tu donnes ta fidélité et ton amour,
ce que tu as juré à nos pères autrefois.

(Michée 7, 18-20)

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Ceux qui pardonnent sont les guérisseurs de l’humanité.
Plutôt que de ressasser l’offense ou le dommage,
plutôt que de rêver de revanche ou de vengeance,
ils arrêtent le mal à eux-mêmes.
Ils en épuisent le venin.
Alors qu’ils pourraient garder le poing serré, ils ouvrent des mains généreuses.

Au creuset de leur cœur,
la souffrance et la rancune finissent par être submergées par la bonté.

Pardonner… c’est l’acte le plus puissant qu’il soit donné aux hommes d’accomplir.
L’événement qui aurait pu faire grandir la brutalité dans le monde sert à la croissance de l’amour.

Les êtres blessés qui pardonnent transforment leur propre blessure.

Ils guérissent – là où ils sont – la plaie qui défigure le visage de l’humanité depuis ses origines : la violence.

L’homme qui pardonne ressemble à Jésus.
L’homme qui pardonne rend Dieu présent

G.Bessière, Dieu si proche

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