Les traditions de Noël
Les santons de Provence
Les petits personnages de terre appartiennent à l’histoire de la Provence. Et chaque génération, à son tour, réécrit son histoire qui, du XIIIe siècle à nos jours, associe la Provence à la légende. Pour les uns, le santon est témoin de la chrétienté. Pour d’autres, il raconte la résistance populaire aux interdictions des messes de minuit sous la révolution de 1789.
Chaque année, au moment de Noël, la plupart des églises du diocèse de Marseille exposent des crèches. Des crèches sont également installées dans les foyers. La foire aux santons se tient au coeur de Marseille depuis 1803. L’on reprend aussi les représentations de la pastorale, ce théâtre de Noël qui est de tradition en Provence, mais a son équivalent ailleurs, en Pologne ou au Brésil par exemple.
Sur le site du diocèse de Marseille toutes les explications sur les fameux santons de provence et les crèches provençales et un dossier complet sur les traditions de Noël.
Un sapin pour Noël
La tradition sur l’arbre de noël est multiple. Rappelant l’arbre du paradis, il est le symbole de l’immortalité. Lors des mystères que l’on célébrait au Moyen-âge, on représentait aussi l’histoire d’Adam et Eve. Devant la difficulté de trouver un pommier avec ses fruits en plein décembre, on choisit alors un sapin. Cet arbre du paradis symbolisait la croix du Christ dont l’Incarnation sauve l’humanité. Ne perdant jamais ses feuilles, il est aussi signe d’immortalité.
Mais c’est à Sélestat, dans le Bas-Rhin, que nait réellement la tradition du sapin de Noël au XVIème siècle. Le succès est tel que la ville prit un édit pour éviter le pillage de la forêt. Privilégié en Allemagne par les protestants, plutôt que la crèche, le sapin revint en France en 1837, grâce à la belle-fille de Louis-Philippe, d’origine allemande, qui en fit élever un devant les Tuileries à Paris.
Les boules décorant le sapin sont nées à Meisenthal (Moselle) : l’hiver 1858 avait été si rigoureux qu’il n’y avait plus de pommes pour décorer les sapins. Un artisan verrier eut alors l’idée de créer des pommes en verre.
Source : site internet du diocèse d’Arras
La crèche de Noël
Elle nous permet de découvrir et de nous imprégner du mystère de la naissance de Jésus, pauvre parmi les pauvres. La crèche, c’est la mangeoire où Jésus a été déposé à sa naissance. Le fils de Dieu naît pauvrement dans une étable, faute de place dans les auberges. Ce sont les bergers, premiers avertis de sa naissance, qui viennent l’adorer. La Bonne Nouvelle apportée par Jésus s’adresse d’abord aux pauvres.
La crèche sensibilisera les enfants jour après jour à la venue du Messie.
Le calendrier de l’Avent
La couronne de l’Avent
Cette tradition populaire préchrétienne devint, au XVIe siècle, en Germanie, un symbole chrétien de l’Avent qui se répandit ensuite dans de nombreux pays. Dans certaines familles, l’allumage d’une bougie de cette couronne, chaque dimanche de l’Avent, est même l’occasion d’un temps de prière. La couronne de l’Avent peut, en effet, nous dire quelque chose de ce temps liturgique :
Une couronne : antique symbole de victoire et de gloire, elle évoque le « Messie-Roi » attendu par Israël et annoncé par les prophètes, Celui que chante une antienne du 22 décembre tirée du psaume 23 : « Portes, levez vos frontons, qu’il entre le roi de gloire ! », une royauté qui bouleversera nos représentations habituelles, puisqu’elle se manifestera dans l’abaissement de la crèche et de la Croix.
Des rameaux verts : ils indiquent le renouveau attendu de l’Enfant de la crèche. A ce monde qui fait inéluctablement l’expérience de la finitude, de la déchéance et de la mort, l’Avent fait entendre la promesse d’une naissance inouïe : « Voici que la vierge concevra, elle enfantera un fils et on l’appellera Emmanuel »1 , c’est-à-dire : Dieu avec nous. « Si le Créateur en personne n’était descendu vers la créature pour s’unir à elle, ramenant, par sa naissance, l’humanité vieillie à un nouveau commencement, la mort règnerait depuis Adam jusqu’à la fin… » écrit le pape Saint- Léon le Grand (+461)2 : « quand Dieu se fait homme, paraît un monde nouveau » chante l’office au 1er janvier.
Quatre bougies : quatre dimanches pour préparer Noël : le premier invite à veiller dans l’attente du Seigneur, le second fait entendre la voix de Jean-Baptiste qui incite à « préparer les chemins du Seigneur », le troisième appelle à la joie car « le Seigneur est proche », le quatrième annonce les événements qui précèdent immédiatement la naissance du Christ.
La flamme des bougies : c’est la lumière des prophéties qui, au long de l’histoire, illuminèrent la nuit du peuple de Dieu dans l’attente de la « Lumière véritable » (Jn 1, 9). C’est aussi un signe de l’espérance du chrétien et de sa vigilance dans l’attente de la venue du Christ – celle de Noël, mais aussi celle, définitive, de la fin des temps. Pour Saint-Basile (+379) « le chrétien est celui qui reste vigilant chaque jour et chaque heure, sachant que le Seigneur vient. ».
Que la Vierge de l’Avent nous apprenne à désirer vraiment cette venue, et garde bien vive en nous la flamme de l’espérance.
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« La nuit est bientôt finie » – Ro 13, 12 (Lecture du 1er dimanche de l’Avent)
1 – Is 7, 14 (4e dimanche de l’Avent)
2 – St-Léon le Grand, 5e Sermon pour Noël, 25, 5
Sr Bénédicte Marie de la Croix, p.s.d.p.
Service diocésain de Pastorale Liturgique et Sacramentelle du diocèse de Rennes
Source: diocèse Rennes




