Pourquoi le 15 août est-il férié ?

Le 15 août, les catholiques fêtent  l’Assomption de la Vierge Marie, c’est-à-dire sa montée au ciel à la fin de sa vie terrestre. Pour la plupart des Français, cette date fait aussi partie des jours fériés tant attendus par eux.

Le 15 août fait partie des 11 jours fériés actuels en France

pourquoi le 15 aout est-il férié ?L’Ascension, l’Assomption, la Toussaint et Noël sont fériés en application de l’arrêté du 29 germinal de l’an X (19 avril 1802) découlant du Concordat et l’article 42 de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. La loi du 8 mars 1886 ajoute le lundi de Pâques et le lundi de Pentecôte. Mais la reconnaissance civile de l’Assomption est bien plus ancienne.

En 1638, le 15 août devient… la fête nationale !

En 1637, le roi Louis XIII, sans héritier après vingt ans de mariage, demande à ses sujets de faire dans chaque paroisse le 15 août une procession afin d’avoir un fils. Lorsqu’il eut la certitude d’avoir un enfant, il décide, en signe de reconnaissance, de consacrer la France à la Vierge Marie : le 10 février 1638, il déclare prendre la Vierge comme protectrice et patronne du Royaume et demande que, chaque année, le jour de la fête de l’Assomption, on fasse dans chaque église mémoire de la consécration de la France à Marie à la grand-messe puis une procession solennelle après les vêpres. L’édit est enregistré par le Parlement.

Le 15 août, fête nationale depuis 1638, le demeure jusqu’à la fin de l’Empire. Certes Napoléon Ier, né le 15 août 1769, fait du 15 août la Saint Napoléon mais elle redevient l’Assomption à la Restauration. En 1880, le 14 juillet devient fête nationale.

Développer le gout de Dieu : une des manières de servir son pays

La reconnaissance de Marie par l’autorité royale a été en quelque sorte confirmée par le Pape Pie XI lorsqu’il l’a proclamée patronne principale de la France le 2 mars 1922.Bas du formulaire

Que retenir de cette histoire « civile » de la fête de l’Assomption, également chômée dans de nombreux pays de tradition catholique (France, Italie, Portugal, Pologne, Autriche, etc.) ? La prise de conscience de cette histoire peut rappeler aux chrétiens que leur « oui » à Dieu, à l’image de Marie, est toujours à dire  au cœur d’un pays précis où ils ont leurs racines et qu’ils sont appelés à servir. Une des manières de servir son pays n’est-elle pas d’y développer le goût de Dieu ?

Père Laurent de Villeroché