« Au cœur de nos existences : la famille » par Mgr Pontier

georges_pontier_portraitRéflexion sur la famille par Mgr Georges Pontier, Archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France.

Pour tout être humain et depuis toujours, la relation avec « les « siens », comme nous disons, est une relation unique, fondatrice, essentielle. Nous savons que cette relation fut et demeure diverse dans ses formes. Elle s’est profondément modifiée ces dernières décennies en Europe.

Le Pape François, en proposant que l’ensemble de l’Eglise examine à la lumière de l’évangile et de l’enseignement de l’Eglise cette réalité humaine fondamentale a ainsi réaffirmé cette place essentielle de la famille dans la vie des hommes et dans la vie de l’Eglise qui a reconnu le mariage entre un homme et une femme comme sacrement.

Durant trois semaines des évêques du monde entier, réunis en présence du Saint- Père, vont poursuivre la réflexion amorcée depuis plus d’un an. Deux grandes préoccupations vont les habiter.

D’abord celle de redire la grandeur et la beauté de la famille fondée sur cette communauté de vie que constitue l’engagement d’un homme et d’une femme. Il s’agira de trouver les mots les meilleurs pour proclamer la beauté du mariage et de la famille et dire que l’appel de Dieu rejoint le désir profond de ceux qui font promesse de s’aimer pour toujours, d’accueillir et d’accompagner la vie. « Je te reçois comme époux, comme épouse, pour nous aimer fidèlement dans le bonheur et dans les épreuves et nous soutenir l’un l’autre, tout au long de notre vie. »  Ces mots échangés le jour du mariage chrétien ne sont pas des mots vides mais expriment le désir et la promesse des époux, le chemin du bonheur, l’engagement de Dieu pour accompagner la fragilité humaine, pour la soutenir, la dépasser et l’accompagner.

Ensuite, il s’agira de montrer que l’Eglise n’ignore pas la vie réelle, celle heureuse de beaucoup de familles invitées à en témoigner et celle douloureuse de bien d’autres à cause des aléas de la vie de nature et d’importance diverses. Il faudra là encore trouver les mots et les gestes qui témoignent que l’Eglise est sacrement de la proximité de Dieu, de sa miséricorde, de son œuvre de salut. Témoigner du Dieu qui vient relever, qui sait reconnaître en toute vie la présence d’une beauté possible, qui appelle toujours à revivre, mais qui tel un Père plein de tendresse sait que l’homme ne se relève que s’il se sait aimé au-delà de son péché. L’Eglise est là, elle qui est sacrement du salut, pour accompagner et porter ceux des siens que l’épreuve ou le péché marquent.

Puisse notre Eglise se montrer enseignante convaincante et mère pleine de tendresse.

Mgr Georges Pontier

Archevêque de Marseille, Président de la Conférence des évêques de France

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