Elections présidentielles 2017 : paroles d’évêques

A l’occasion du second tour de l’élection présidentielle 2017, les évêques de France prennent la parole.

Mgr Dominique LEBRUNMessage de Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen : « Voter l’Evangile à la main »

Chers frères et sœurs,

« Nous aimons  le pays que nous habitons. Nous prions pour lui, et je vous demande à nouveau d’intensifier votre prière, en particulier jusqu’au lendemain des élections législatives. Voter est une manière d’aimer son pays. Vous le ferez, chacun, en fonction de vos analyses des programmes et de vos convictions politiques. Des points de repères donnés par les évêques sont toujours disponibles sur les sites du diocèse ou de la Conférence des évêques de France. »

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Mgr Marc StengerMgr Marc Stenger, évêque de Troyes

Le 7 mai, quel bulletin de vote ?
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Pas celui de la peur, de la haine, du rejet, du mensonge, de l’exclusion, du repli : c’est l’opposé de l’Evangile
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Mgr Dominique ReyMgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon : « Le 7 mai, c’est à vous de choisir »

« Je ne donnerai aucune consigne de vote. Les évêques ont été maintes fois sollicités – sinon sommés – pour donner leur avis, mais je ne puis que répondre : choisissez en conscience ! D’autres, des journalistes plus habiles, ou de ces laïcs « cléricalisés » que cible souvent le pape François, prétendent exciper, à force d’exégèse, le nom d’un candidat savamment caché dans le communiqué publié par les évêques au soir du second tour des présidentielles. La réalité est plus simple : tous les électeurs catholiques ne feront pas un choix univoque.

Être catholique n’est pas du même ordre qu’être militant d’un parti. Choisir en conscience c’est ignorer les exclusives de la médiacratie ou les consignes du prêt-à-penser. »

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Mgr Pierre d' OrnellasTribune de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes, Dol et Saint-Malo : « L’élection présidentielle mérite mieux ! »

« Nul ne peut s’appuyer sur des propos simplistes ou sur des caricatures pour réfléchir au choix que nous devons faire ce dimanche 7 mai. L’élection présidentielle mérite mieux ! Garder raison est fondamental afin que chacun vote avec sagesse. La haine ou la violence, d’où qu’elle vienne, verbale ou physique, n’est pas tolérable et fait toujours du mal en divisant. Nous, catholiques, nous voulons, avec d’autres, travailler au « bien commun » ! »

Source : Ouest France

Communiqué élection présidentielle Mgr Pierre d’Ornellas

Mgr Christophe DufourEditorial de Mgr Christophe Dufour, Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles : « Chère Europe, où vas-tu ? »

« Mon père m’a avoué un jour que, s’il avait vu passer dans la rue un soldat allemand, il l’aurait tué. Il avait alors 18 ans et vivait dans un déchaînement de violence qui a fait de la Seconde Guerre mondiale la période la plus cruelle de toute l’histoire de l’humanité. Mais des hommes et des femmes de foi se sont levés et ont dit : « Plus jamais cela ! » Nous avons atteint aujourd’hui un nouveau record, celui du temps de paix le plus long des derniers siècles. Il est bon de nous en souvenir en cette période historique d’élections.

Je n’ajouterai pas un commentaire à tous ceux que nous diffusent aujourd’hui les médias. Mais je veux me faire ici l’écho de la parole du pape François dans son discours aux chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne à l’occasion du 60e anniversaire du traité de Rome, le 24 mars dernier. »

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Mgr Pascal Wintzer, achevêque de PoitiersTribune de Mgr Pascal Wintzer, archevêque de Poitiers : “Je ne voterai pas Marine Le Pen”

« Face au choix du vote Front national, l’appel moral (le FN c’est mal, le reste c’est bien) n’est d’aucune utilité, et il est inaudible. Mon attitude s’appuie sur ce que je perçois de la réalité : visitant des entreprises, et souvent des PME, dont des exploitations agricoles, je constate qu’elles sont pour la plupart ouvertes au marché international. Je rencontre des entrepreneurs qui s’engagent pour innover, développer et de nouveaux produits et de nouveaux emplois. C’est vrai, tout n’est pas idéal, il y a des échecs, mais la condition de ces succès, c’est l’innovation, et elle passe toujours par des hommes. Plutôt que d’écouter quelques tribuns, je trouve plus bénéfique de regarder ceux et celles qui agissent, dans la vie économique, dans les administrations, parmi les élus. Quoi qu’on en dise, ici et là, beaucoup sont très capables de regarder des situations, d’envisager ensemble des solutions et de se mettre d’accord pour les mener à bien, quelles que soient les convictions, de gauche ou de droite. »

 

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Mgr Denis MoutelMgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier

« Confiance ds responsabilité des catholiques. Le vote ne se résume pas à une option particulière.  »
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Mgr Moutel dit non à Mme Le Pen : lire le tweet

 

Mgr Pascal Delannoy, évêque de Saint-Denis en France

Mgr Pascal Delannoy« A la veille du second tour des élections présidentielles, reprenons conscience que notre engagement citoyen ne se limite pas au geste, déjà important, qui consiste à déposer un bulletin dans une urne mais qui ne dure qu’un instant ! Au delà de ce geste nous devons nous engager dans la durée, selon nos moyens et nos possibilités, pour apporter des réponses aux questions qui nous sont posées. Dans la perspective de cet engagement chacun pourra lire ou relire les sept points d’attention proposés par le Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France en juin dernier. Ils sont là non seulement pour éclairer nos consciences au moment du vote mais aussi pour que nous puissions discerner les chemins sur lesquels il faut nous engager, avec patience et fidélité, pour apporter des réponses adaptées  aux propos extrémistes de tout bord et, surtout, retrouver l’espérance ! »

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Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Lille

« En tant qu’évêque je suis interpelé entre ces deux tours de l’élection présidentielle, par l’un ou l’autre catholique ou journaliste. D’un côté l’on cherche à éclairer sa décision, son choix devant les urnes, de l’autre on décrypte le climat, les positions, les arguments des uns et des autres.A la question y a-t-il un vote chrétien ? Clairement il faut répondre non à cette question si elle signifie qu’il n’y a qu’un seul vote chrétien. Il existe plusieurs façons d’envisager le progrès économique et social, l’éducation, la diplomatie et la paix dans le monde, bref les points que j’énumérerai plus loin : on peut exprimer des choix. Mais l’enseignement de l’Église demande le respect de l’adversaire, et d’une façon générale de l’autre : de même que l’étranger n’est pas un indésirable, le « tous pourris » n’est pas juste. »

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Mgr Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, évêque de Bazas

« La situation est aujourd’hui inédite et déroute un certain nombre de catholiques. Jusqu’à présent, nous assistions à une polarisation droite-gauche. Il fallait choisir entre des partis politiques qui faisaient partie du paysage politique depuis longtemps. On votait pour les candidats qui étaient proposés par ces partis et on leur accordait, puisqu’ils étaient désignés, assez facilement la confiance, même si on a toujours su qu’il y avait une marge entre l’énoncé d’un programme et sa réalisation. Or, aujourd’hui, cette opposition droite-gauche n’est plus pertinente : la gauche comme la droite se sont divisées. Le phénomène des « primaires », qui donnait l’impression d’un plus grand choix démocratique, a contribué à accentuer la fragmentation. Nous assistons aujourd’hui à une remise en question du « système politique » par les différents candidats. Que personne ne veuille endosser la responsabilité de l’actuel quinquennat en dit long sur ce scepticisme devant les responsables politiques ! On sent une aspiration citoyenne à militer en dehors des partis, quitte à faire alliance avec eux à un moment donné. Certains candidats se présentent « en dehors des partis ». Que les représentants du Parti Socialiste et des Républicains aient été éliminés du deuxième tour de la présidentielle est révélateur des évolutions actuelles. La propension de certains médias à mettre en avant les attaques sur la personnalité des candidats a entraîné une perte de confiance dans les élus. Les jugements à l’emporte-pièce, les attaques personnelles, les simplismes auxquels nous pouvons participer ne favorisent pas de vrais débats ni de vrais choix. »

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Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

« Les résultats du premier tour des élections présidentielles présentent un scénario inédit, avec l’effacement des partis classiques de gouvernement, tant à droite qu’à gauche, et l’émergence de candidats atypiques. Des deux finalistes, qui ont rassemblé chacun moins d’un quart des suffrages exprimés, sortira le futur Président ou la future Présidente de la République. Je n’ai pas à commenter ces résultats : la démocratie a fonctionné et nul ne saurait remettre en cause la liberté de vote des citoyens français. L’évêque que je suis ne donnera évidemment aucune consigne ou indication de vote avant le second tour. Sinon, j’entrerais dans une bataille politique qui n’est pas de la compétence de l’Eglise. Donner des consignes de vote, ce serait même dénier aux fidèles catholiques l’aptitude à se déterminer par eux-mêmes et à assumer de manière responsable leur droit civique, voire se substituer à leur conscience. Sans compter le risque que je prendrais de diviser les catholiques dont je dois reconnaître la diversité des opinions. En revanche, comme Pasteur, je dois encourager les catholiques à accomplir leur devoir de citoyen en conscience : qu’ils décident de voter ou de s’abstenir, que ce soit toujours en conscience. Il s’agit donc pour moi d’exhorter les fidèles à faire œuvre de discernement, c’est-à-dire de choix mûrement réfléchi. Et pour être vraiment libre, le choix doit s’affranchir de toute pression, mot d’ordre, harcèlement de l’image ou du slogan, et exige de prendre du recul et de la hauteur. »

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Mgr Stanislas Lalanne, évêque de Pontoise

« Le premier tour des élections présidentielles a non seulement éliminé les candidats des partis traditionnels, mais également tous les candidats de gauche. Habitués à choisir entre la gauche et la droite, les Français doivent aujourd’hui choisir entre l’extrême droite et une nouvelle force politique qui se dessine. Cette situation inédite dans la vie politique française perturbe bon nombre de citoyens.
Les évêques ont proposé à plusieurs reprises des repères qui permettent de guider le choix et je vous invite à relire ces textes1. Je retiens deux points qui me paraissent fondamentaux. Le premier est celui du respect inconditionnel de tout être humain. L’Évangile nous presse de reconnaître en toute personne un frère ou une soeur en humanité et de se faire le prochain de tous ceux qui croisent nos routes.
Les résultats du premier tour traduisent une fracture sociale dans notre pays. Une fracture qui devra être mieux analysée et qui demande d’ores et déjà, de la part de chacun de nous, une attention accrue à toutes les fragilités et pauvretés dans notre société dont je suis témoin chaque jour comme évêque du Val-d’Oise. Mais cette fracture sociale ne nous exonère pas de l’accueil de ceux qui fuient leur pays à cause des guerres ou des famines. Ce sont aussi des frères et sœurs en humanité. L’accueil des réfugiés et des migrants fait partie de la grande tradition de l’Eglise. »

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Mgr Philippe Mousset, évêque de Périgueux et de Sarlat

Mgr Philippe Mousset« Nous le savons, l’élection présidentielle revêt un enjeu très important. Elle mérite que nous l’abordions avec raison et en pleine conscience pour voter. Dans cette effervescence, cet engouement inévitable que suscite cette élection, le catholique que je suis ne peut mettre l’Évangile dans sa poche avec un mouchoir par-dessus. Bien au contraire ! »

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Mgr Jean-Paul James, évêque de Nantes

« Le choix des électeurs a conduit à un second tour des élections présidentielles opposant, le dimanche 7 mai, Madame Marine Le Pen à Monsieur Emmanuel Macron. C’est le temps ultime de la lecture des programmes, de l’écoute des candidats et de la confrontation des projets pour les français et pour la France. Mais beaucoup sont légitimement perplexes. J’en appelle à la raison et à la prise de recul dans un climat hystérisé par des prises de paroles passionnelles. »

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Mgr Jean-Louis Papin, évêque de Nancy et de Toul

« Le 7 mai, nous devrons choisir le prochain Président de la République. C’est un acte citoyen dont nul ne doit se dispenser en s’abstenant. Au lendemain du premier tour, la Conférence des Évêques de France a publié un communiqué (ci-dessous) dans lequel elle indique sept critères à prendre en compte dans le choix que chacun devra faire librement. Ces critères ne sont pas neutres. Ils découlent de la pensée sociale de l’Église, inspirée par l’Évangile. »

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Mgr Luc Ravel, archevêque de Strasbourg – Déclaration commune des responsables des cultes statutaires

« Dimanche prochain, notre pays vivra un moment essentiel de sa vie politique. Après les résultats du premier tour de l’élection présidentielle qui ont confirmé un profond bouleversement de la vie politique française, l’heure d’un choix décisif pour l’avenir de notre pays est venue. Au-delà des programmes présentés par les candidats, qu’il importe bien sûr d’examiner avec la plus grande attention, c’est la question des valeurs qui sera fondamentalement en jeu. En tant que représentants des cultes statutaires de notre région, nous rappelons notre attachement aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité de la République, comprises comme un projet d’ouverture et de générosité de notre pays, qui fonde son rayonnement partout dans le monde. Pour nous, chaque être humain est créé à l’image de Dieu et porteur d’une égale dignité, quelle que soit sa race ou sa religion. « 

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Mgr Didier Berthet, évêque de Saint-Dié

« Nous le savons, il n’y a pas de parti chrétien, de programme chrétien, de candidat chrétien. Mais il y a des principes fondamentaux, tirés du message évangélique, qui doivent nous aider à discerner, et qui sont encore rappelés par notre Conférence des évêques en ces temps d’élection. Plus encore, il y a l’espérance qui est la marque de fabrique des chrétiens et devrait toujours inspirer notre manière d’envisager la vie des personnes et de la société. »

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Mgr Luc Crepy, évêque du Puy-en-Velay

« A l’occasion du second tour de l’élection présidentielle, certains me pressent de prendre position comme évêque, d’autres au contraire ne le souhaitent pas du tout. Il y a déjà quelques mois, lors d’une interview à la presse locale, j’avais clairement dit que mon rôle n’est pas de dire pour qui il faut voter, mais d’apporter des éléments de réflexion et de discernement. Les évêques de France ont publié à plusieurs reprises depuis un an des éléments de réflexion sur les enjeux de ces élections – présidentielle et législatives – pour la France. »

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Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon

« Dans cette période de grande incertitude qui caractérise l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, nous constatons un désarroi profond chez un nombre important de nos concitoyens et des membres de nos Églises peinent à trouver une motivation pour s’exprimer par leur vote lors du second tour de scrutin. Cette situation d’une ampleur inédite n’est pas sans risque car nous ne pouvons pas considérer comme anodine la présence au second tour d’un parti qui, historiquement a toujours été porteur d’un discours nationaliste dangereux dont la mise en œuvre serait désastreuse. »

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Mgr Michel Santier, évêque de Créteil

« De retour, après une absence de plusieurs jours, je trouve des messages me demandant de prendre position à l’égard du scrutin décisif qui se déroulera dimanche. Je comprends le sentiment d’urgence qui motive ces demandes, mais je crois dépassé le temps où les responsables de l’Église pensaient devoir passer d’impératives consignes de vote aux fidèles. C’est pourquoi, aux prises de positions des groupes de chrétiens qui ont fait connaître le sens de leur vote, j’ajouterai seulement le témoignage de mes actes. Depuis 10 ans que je suis parmi vous, à la manière du Pape François, je suis allé sans relâche à la rencontre des croyants des autres religions : juifs, musulmans et bouddhistes. J’ai soutenu les chrétiens et les paroisses qui accueillent les réfugiés. J’ai visité des camps de Roms et me suis rendu à la rencontre des gens du voyage. »

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Mgr Christian Nourrichard, évêque d’Évreux

« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ». Cette déclaration de Jésus est connue bien au-delà des milieux chrétiens. Son interprétation provoque parfois des positions diverses !… Certains en déduisent une opposition entre les deux. Ce me semble contraire à la façon dont Jésus mène sa mission. N’est-il pas plus vrai de parler de distinction ; ce qui implique certes une réelle autonomie de l’un et l’autre avec une complémentarité à construire pour le bien commun des hommes ? »

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Mgr Jacques Blaquart, évêque d’Orléans

« Est-ce que l’évangile ne nous dit pas : prends soin du blessé, celui qui est d’un autre pays que toi ? Regardez le Samaritain avec cet homme juif blessé au bord du chemin. Jésus est très clair, il va même jusqu’à dire tu aimeras ton ennemi. Moi je ne peux pas voter pour quelqu’un qui est dans le rejet, l’exclusion avec ce qui est contraire à l’évangile. Est-ce que ça veut dire que le programme d’Emmanuel Macron me convient tout à fait ? Non, notamment sur les questions de société.Aux catholiques tentés par le vote Front National, je dis : relisez l’évangile sur ce que dit Jésus sur l’accueil de l’autre. »

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Mgr André Marceau, évêque de Nice

« Dans deux déclarations (juin et octobre 2016), la Conférence des évêques de France a appelé l’attention des catholiques sur des points essentiels pouvant éclairer le jugement et la décision de chacun, donc son vote. Évidemment, aucun candidat ni aucun programme ne « colle » à la réflexion portée par ces documents, pas plus qu’à l’Évangile.

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Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres

« Il faut faire un choix, il faut viser le bien commun, en pensant aux jeunes générations et en étant vigilants aux appels de l’Évangile : la capacité à prendre au sérieux et à respecter la dignité humaine, du début à la fin de la vie, et dans l’entre deux !  Voter en conscience et non pas en fonction de notre intérêt particulier. Il s’agit de servir le bien commun de notre société, ce qui est nécessaire pour notre pays aujourd’hui et demain. Chercher comment et sur quoi favoriser et soutenir la paix sociale, une économie au service des hommes, etc. »

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Mgr Jean-Paul Jaeger, évêque d’Arras

« Je ne vois pas au nom de quoi l’Église délivrerait des labels de compatibilité ou d’incompatibilité des partis politiques avec l’Évangile. Il est vraisemblable d’ailleurs qu’aucun parti ne le recevrait !. »

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Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Guyane

 » Merci à Mgr Stenger,Mgr Dufour pour leurs paroles de sagesse. Le Cardinal Lustiger avait raison. Non à l’exclusion, au refuge et aux replis. »

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Mgr Sylvain Bataille, évêque de Saint-Étienne

« L’Évangile nous donne des repères lumineux au moment des choix politiques : le respect de la vie de son commencement à sa fin naturelle, la famille comme fondement de la société, le respect de la filiation, l’amour de celui qui est proche, fût-il étranger, migrant, d’une autre religion ou athée, l’attention aux plus fragiles, le dépassement des intérêts catégoriels pour chercher le bien commun et la cohésion sociale, la nature et l’économie au service de l’homme d’une manière durable, l’ouverture au monde et la juste répartition des richesses. »

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Mgr Jean-Pierre Batut, évêque de Blois

« Ce sera ce dimanche le second tour des élections présidentielles. Dans la fièvre de l’entre-deux tours, on a vu certains renouer de manière étonnante avec le plus pur cléricalisme, et sommer les évêques, le revolver sur la tempe, d’appeler à voter pour qui vous savez afin de barrer la route à qui vous savez. Je trouve cette mise en demeure proprement inadmissible. On peut (et c’est mon cas) être intimement persuadé que le vote pour l’une est détestable, sans se sentir obligé pour autant d’appeler à voter pour l’autre – et surtout pas en tant que catholique. Oublierait-on que mettre un bulletin dans l’urne, ce n’est pas voter contre le candidat dont on ne veut pas, mais que c’est voter pour le candidat dont le nom figure sur le bulletin ? Oublierait-t-on aussi que notre pays est une démocratie, et qu’aucun élu ne peut abolir la démocratie d’un simple trait de plume ? Regardons ce qui se passe de l’autre côté de l’Atlantique : l’arrivée au pouvoir d’un populiste met en lumière trois mois plus tard, et l’inconstance du populisme – expert en slogans mais nul en gouvernement – et l’efficacité des garde-fous institutionnels qui protègent le système démocratique. Nous ne sommes pas dans l’Allemagne de janvier 1933, mais dans la démocratie française de 2017. »

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Mgr Jean-Luc Bouilleret, évêque de Besançon

« Ce second tour, comme le premier, a lieu dans un contexte qui ne ressemble à rien que nous ayons connu jusqu’à présent, non seulement en raison des primaires de droite et de gauche qui sont une nouveauté dans le paysage politique français, mais aussi en raison des événements imprévisibles qui  ont émaillé la campagne présidentielle et qui ont  conduit au face à face de ce second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Quel que soit le cas de figure, l’Eglise ne peut se substituer aux citoyens pour décider d’un vote à leur place. A fortiori quand ce vote requiert le plus grand discernement de leur part. »

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Mgr Hervé Giraud, archevêque de Sens-Auxerre et prélat de la mission de France

Mgr Hervé Giraud« Avec ce texte nous prenons part sans ambiguïté au débat politique en rappelant des valeurs conformes à l’Évangile et à l’enseignement social de l’Église. Nous estimons que les thèses extrémistes et leur banalisation constituent un danger pour la démocratie,  la paix sociale et l’avenir de l’Europe. On ne construit pas un projet politique crédible en manipulant l’histoire, en attisant la haine et le ressentiment. Dans cette ligne la position de Mgr Giraud,  son prélat, et de son conseil se situe dans la continuité de la position prise par la Mission de France en 2002. »

Déclaration conjointe de mouvements et de la mission de France

Réflexion du 1er mai

 

Mgr Thierry Brac de la Perrière, évêque de Nevers

« Pourquoi les évêques devraient-ils donner des consignes de vote ? Le temps n’est plus aux mots d’ordre venus d’en haut. Le temps n’est plus aux consignes données par leurs curés à leurs ouailles et par les maris à leur femme. Et qui, réellement, est prêt à entendre la voix des évêques si celle-ci ne correspond pas à leurs convictions ? Qui, parmi ceux qui s’apprêtent à voter pour le Front National, est prêt à y renoncer en raison d’une déclaration solennelle des évêques de France et même du pape ? « 

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