Vocations - 10 novembre 2009
Le célibat des prêtres, pour en parler positivement
Mal compris par notre société, le célibat interpelle d'autant plus qu'il est librement choisi, par les prêtres notamment. Dans un article en ligne sur le site du Service National des Vocations (SNV), Mgr Simon, archevêque de Clermont, apporte des éléments de réponse.
Le célibat dérange ! Echec ? Malheur ? Il peut aussi être un choix, « un chemin d'humanité » et « l'une des modalités de la réponse à un appel du Christ » rappelle Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont.
« Je m'étonne de ce que, dans un pays où il n'y a jamais eu autant de célibataires qu'aujourd'hui, on insiste avec autant de force sur l'idée selon laquelle : " il faudrait tout de même en finir avec le célibat des prêtres", souligne-t-il. Puisqu'il y a tant de célibataires, je me permets de trouver curieux que l'on veuille à tout prix marier... les quelques-uns qui prétendent avoir choisi ou librement ratifié de le rester ! J'en arrive à penser que la contestation porte moins sur le fait du célibat comme tel - puisqu'en pratique il est communément vécu - que sur la "prétention" de l'avoir librement choisi ».
Auteur de « Libres d'être prêtres » (Editions de l'Atelier, 2002), Mgr Simon estime que le célibat est même « une bonne nouvelle pour le mariage ». « A partir du moment où, dans une société, quelques-uns font la preuve qu'il n'est pas « obligatoire » de se marier, ceux qui décident de le faire peuvent découvrir que le mariage est pour eux une vocation » analyse-t-il. Mgr Simon aborde aussi la sexualité, la place du célibat dans la Tradition de l'Eglise et invite chacun à « lever l'intimidation qui interdit à bien des jeunes de penser qu'ils pourraient vivre autrement que selon les modèles imposés par l'inconscient collectif ».
« Je m'étonne de ce que, dans un pays où il n'y a jamais eu autant de célibataires qu'aujourd'hui, on insiste avec autant de force sur l'idée selon laquelle : " il faudrait tout de même en finir avec le célibat des prêtres", souligne-t-il. Puisqu'il y a tant de célibataires, je me permets de trouver curieux que l'on veuille à tout prix marier... les quelques-uns qui prétendent avoir choisi ou librement ratifié de le rester ! J'en arrive à penser que la contestation porte moins sur le fait du célibat comme tel - puisqu'en pratique il est communément vécu - que sur la "prétention" de l'avoir librement choisi ».
Auteur de « Libres d'être prêtres » (Editions de l'Atelier, 2002), Mgr Simon estime que le célibat est même « une bonne nouvelle pour le mariage ». « A partir du moment où, dans une société, quelques-uns font la preuve qu'il n'est pas « obligatoire » de se marier, ceux qui décident de le faire peuvent découvrir que le mariage est pour eux une vocation » analyse-t-il. Mgr Simon aborde aussi la sexualité, la place du célibat dans la Tradition de l'Eglise et invite chacun à « lever l'intimidation qui interdit à bien des jeunes de penser qu'ils pourraient vivre autrement que selon les modèles imposés par l'inconscient collectif ».















