Mouvement et association - 25 juillet 2011

Foi et Lumière, des communautés de vie fraternelle et spirituelle

 
par Stéphane Laforge

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Présent dans 79 pays, le mouvement Foi et Lumière se compose de communautés. Ces groupes de 15 à 40 personnes (des personnes handicapées, leur famille, des amis) se retrouvent pour un temps d'amitié, de partage, de formation et de vie spirituelle. Rencontre avec l'une de ces communautés à Paris.

Le déjeuner débutera par le chant de bienvenue. A répétition, il résonnera tout au long de l'après-midi pour marquer l'arrivée d'un membre. Venir dans une communauté du mouvement Foi et lumière, c'est pénétrer au sein d'une famille. "Certains des membres vivent en foyer et se sentent isolés, explique Jean-Maurice Folly, diacre permanent en charge de la communauté Saint Augustin, de la paroisse Notre-Dame de la Gare (Paris XIIIème). En venant ici, ils oublient leur quotidien et voient qu'ils ne sont pas seuls à avoir des soucis. Nous leur montrons que nous sommes avec eux et cherchons à leur faire comprendre qu'ils ont des capacités."

Ce dimanche, après la messe, ils sont une quinzaine autour de la table. Il y a les parents venus avec leur fils ou fille handicapés, les « grandes sœurs » comme Bénédicte. Cette dernière est une amie, elle vient à la communauté depuis une vingtaine d'années. " On en part ou on y reste, car la communauté n'a des sens que si l'on y revient et s'y investit, décrypte-elle. Nous vivons une aventure commune, il ne s'agit pas d'un moment de prise en charge. On avance ensemble et on devient ami ; on reçoit aussi à la mesure de notre fidélité ! Ici, on est en vérité pour les joies et les peines. Il s'agit de vrais liens fraternels au sens évangélique." La communauté offre un accueil humain et spirituel à la personne handicapée et à sa famille. "Mon fils adore venir ici, il est avec d'autres personnes. Leur énergie le porte et le stimule, observe Sabine la maman de « Super Stéphane ». Il a besoin du contact des autres pour avancer. C'est un regard d'acceptation."
 

Un chemin de foi pour les personnes handicapées

Le repas terminé, deux jeux sont lancés auxquels chacun se prête avec entrain. A l'exception de « Super Stéphane » et Jean-Baptiste qui font leur "tête de pioche", lance l'une des membres soulevant les rires de l'assemblée. Chacun se répartira ensuite entre atelier couture pour les uns et partie du « jeu de la sentinelle » pour les autres. L'après-midi va ainsi passer entre moments de détente, temps de dialogue et de complicité. "Ici, les gens me regardent avec amour, apprécie Jean-Baptiste. En raison de mon autisme, je fais beaucoup par moi-même. Maman m'a proposé de venir pour ne pas être trop seul." Temps fraternel, la rencontre dominicale est aussi propice à un enrichissement spirituel. Messe, lecture et explication de textes de l'Evangile, et prière rythment ainsi la journée. "La foi est un pilier important, souligne Marie-Dominique, la bergère de la communauté. Ici, les personnes handicapées peuvent suivre un chemin de foi. Elles sentent qu'elles ne sont pas isolées et que le Seigneur les accompagne."
 

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